RappelBlog consacré au voyage en Grèce organisé du 2 au 8 avril 2011 par le Lycée Uruguay-France d'AVON, Seine-et-Marne.
lundi 31 janvier 2011
Concours de poésie, rappel
RappelLes Cyclades
Que tu effleures de tes trompes enfumées !
Va ! Les mouettes blanches te font cortège,
La mer étale à tes flancs ses mousses d'écume,
Et tu vogues vaillamment vers l'étincellement
Du soleil levant.
*
Le bleu intense
Et les abîmes mouvants de la mer...
Le bleu pâli
Et les scintillements lointains du ciel...
Le vent léger
Et les espaces soyeux de l'air...
Çà et là,
Des îles brunes s'élèvent
Sur le miroir d'argent,
Langues de terre montagneuses et coniques
Issues du brouillard d'or.
Martine Maillard
Source: http://www.valentinem.com/categorie-164553.html
Poème choisi par Corentin MARAIS, 1ère S2.
mardi 25 janvier 2011
Liste de diffusion
Afin de pouvoir communiquer rapidement avec l'ensemble des membres du groupe nous avons décidé de constituer une liste de diffusion.Réunion du 19 mars 2011

de 10h30 à 12h15
au programme:
- projection du DVD sur le Parthénon
- atelier sciences et architecture
- constitution des groupes de travail
- attribution des sujets de recherche
A cette occasion, les élèves devront apporter les photocopies des documents administratifs (CNI, AST, CEAM)
Rappel:les chèques sont à déposer au CDI début mars
vendredi 21 janvier 2011
Concours photo

Nous avons décidé d'inscrire le groupe des participants au voyage en Grèce au concours photo organisé par le CRDP, la DAAC, le Clemi et la Fédération Française des Clubs UNESCO.
Le concours photo propose de s’interroger et de s’exprimer, par la photo et un texte d’accompagnement, sur un thème qui touche aux fondements de la photographie – aussi bien esthétique que journalistique.
Il est ouvert aux classes et ateliers animés dans un cadre scolaire, en particulier par des Clubs Unesco ; chaque année, des élèves et des enseignants de l'académie de Créteil mais aussi d'autres régions, ainsi que de l'étranger, y participent en envoyant une ou deux photographies accompagnée(s) d'un texte.
Le thème de cette édition 2010-2011 est "CONTRASTE"
Un dossier pédagogique très complet a été rédigé pour aider les candidats dans leur participation au concours.
En voici quelques extraits:
"Le contraste (de contrastare, se tenir contre) est l’opposition de deux choses dont l’une fait ressortir l’autre. C’est un des éléments qui caractérise la nature d'une image et lui donne sa qualité : il permet de lui donner une force particulière, par des moyens graphiques ou par les thèmes abordés. Il a une spécificité dans la photographie, à cause de sa nature (l'écriture de la lumière) et de sa technique même. C'est la chambre noire qui permet la photo, l'inscription de la lumière.
Le contraste manifeste donc des oppositions, voire des contraires; pourtant une situation contrastée ne manifeste pas que des luttes de contraires, mais aussi des complémentarités, que l'image peut donner à voir.
1. Les contrastes formels :
- Le contraste peut naître de l’opposition de formes qui provoquent des impressions contraires. Le contraste de lignes : horizontal/vertical, circulaire/rectiligne…
- Le contraste figure-fond: la bi-dimensionnalité de l'image rassemble sur une surface une (ou des) figure(s) et un fond dont l'échelonnement dans la profondeur est suggéré, le contraste de rendu de matière ou de texture : végétal/industriel, mat/brillant…
- Le contraste de taille : grand/petit; le rapport d'échelle est notamment un des ressorts du comique,
- Le contraste de lumière, qui reprend le clair-obscur pictural. La règle du contraste lumineux en photographie exige, dans le noir et blanc, un noir fort, un blanc fort, et un nombre réduit de gris dans chaque image.
- Le contraste de valeurs : noirs/blancs,
- Le contraste coloré, couleurs chaudes/ froides, couleurs saturées ...
2. Les contastes de sens
En plus de ces contrastes purement visuels, d’autres, sémantiques, habitent de nombreuses photographies. Ils sont souvent soutenus par un cadrage, une composition, un traitement chromatique qui les accentue. Dans un cadre journalistique les photos illustrent à la manière d’allégories des sujets d’actualité complexes en montrant une chose et son contraire.
- Le contraste social et politique : riches/pauvres, vainqueurs/vaincus…
- Le contraste historique, temporel : ancien/moderne, jeune/âgé…
- Le contraste géographique, climatique…
- Le contraste culturel, religieux, stylistique, humoristique…"
Les clichés, deux au maximum pour le groupe, sont à envoyer avant le 30 avril 2011.
Marìna
et basilic, pour les sentir
Que je t'embrasse et que je sente
monter en moi les souvenirs
La fontaine avec ses colombes
des archanges l'épée qui luit
Le jardin, étoiles qui tombent
ou bien la profondeur du puits
La nuit où nous suivions les rues
menant à l'autre bout des cieux
Toi, montée là-haut, devenue
sœur des étoiles sous mes yeux
Marina mon étoile verte
Marìna Vénus ma clarté
Ma colombe d'île déserte
Marìna lis de mes étés
Odyssèus Elỳtis
Le petit marin
Et vu le golfe d'Adramyte, le lit frisé du vent du nord
Un oiseau figé entre ciel et terre et les montagnes
Légèrement posées l'une dans l'autre.
J'ai vu l'enfant
qui allume
Des lettres et rapporte en courant l'injustice dans ma
poitrine
Dans ma poitrine où j’ai vu la deuxième Grèce
dans l'au-delà du monde.
Ce que je dis et j'écris pour que nul autre ne comprenne
Comme une plante vit de son poison jusqu'à ce que le vent
Le lui change en parfum qu'il éparpille au quatre
coins du monde
Plus tard on verra mes ossements d'un bleu phosphorescent
Qu'emporte dans ses bras l'Archange ruisselant aux
enjambées
Immenses traversant la deuxième Grèce dans l'au-delà
du monde.
*
J'attends le jour
Où un jardin clément avalera
Les déchets de tous les siècles – le jour
Où une fille annoncera la révolution dans son corps
Beauté aux cris tremblants aux lueurs
De fruits ramenant l'histoire
À son point d'origine
si bien
Parvenant au cœur du figuier
Où leur sera dictée dans leur sommeilla perfection
Des vagues
où d'une fissure dans leur pensée l'émanation
D'une lavande audacieuse revenue
De leur enfance ira aux espaces stellaires
Pleins de colères les apaiser.
Odyssèus Elỳtis, Le petit marin
Journal d'un avril invisible
J'attrape le printemps avec précaution et je l'ouvre :
Me frappe une chaleur arachnéenne
un bleu qui sent l'haleine de papillon
les étoiles de la marguerite mais aussi
une foule rampante ou volatile
d'insectes, serpents, lézards, chenilles et autres
monstres bariolés aux antennes en fil de fer
aux écailles de lamé d'or et de paillettes pourpres
Tous, dirait-on, prêts à partir
au bal costumé des Enfers.
Lundi 4 mai
Deux doigts au-dessus du sol on voyait
la maison brillant comme un diamant
Plus bas, un lac tout en brumes roses
Puis l'Inconnu, phosphore épais incombustible
et plus loin « le Pays » dit « des Lotophages ».
Je fus ouvrier des années dans la région
et suis resté les doigts brûlés au moment
où je voulais encore un peu
voir de loin comment les eaux fleurissent
et comment font la roue, marchant sans bruit, les Paradis.
Odyssèus Elỳtis, Journal d'un avril invisible
La cycliste
que parcourait tous les jours la cycliste
J'ai retrouvé les fruits de son panier
Le bracelet tombé de son poignet
J'ai retrouvé sa sonnette son châle
sa roue avant son guidon sa pédale
et aussi sa ceinture et une pierre
telle une larme on voyait au travers
J'ai ramassé son fourbi pêle-mêle
et me disais où est-elle où est-elle
Un autre jour je l'ai vue à vélo
qui passait sur la mer sans toucher l'eau
Puis à la nuit tombante au cimetière
j'ai vu au ciel s'allumer ses lumières
Odyssèus Elỳtis, Le r d'Éros
Le monogramme
Sans nous et je chante celles qui sont passées
Si tout cela est vrai
Les dialogues des corps et les barques avec douceur
entrechoquées
Les guitares sous les eaux éteintes et rallumées
Les « crois-moi » les « non pas ça »
Tantôt dans l'air, tantôt dans la musique
Deux petits animaux, nos mains qui cherchaient
À monter l'une sur l'autre en cachette
Le vase de citronnelle aux portes ouvertes des cours
Et les bouts de mers qui arrivaient ensemble
Par-dessus les murets, derrière les clôtures
L'anémone qui se posa sur ta main
Et le mauve qui trois fois trembla trois jours au-dessus
des cascades
Si tout cela est vrai je chante
Le bois de la poutre et la tapisserie carrée
Du mur, la Sirène aux cheveux dénoués
Le chat qui nous observa dans l'ombre
L'enfant à l'encensoir et sa croix rouge
Quand le soir tombe sur l'escarpé des rochers
Je pleure l'habit que j'ai touché, le monde qu'il m'a
donné.
Odyssèus Elỳtis, Le monogramme
Les chats de Saint-Nicolas
« On voit le Cap des Chats ... » me dit le commandant
montrant une terre basse dans la brume
rivage vide au jour de Noël,
« … et c'est au Ponant vers le large que la vague fit
naître Aphrodite ;
on appelle ce lieu la Pierre du Grec.
Trois huitièmes à gauche ! »
La chatte que j'ai perdue l'an dernier avait les yeux de
Salomé
et Ramadan, comme il regardait la mort en face,
des jours entiers dans la neige de l'Orient
au soleil glacé
en face, des jours entiers, le petit dieu lare ...
Voyageur ne t'arrête pas.
« Trois huitièmes à gauche », marmonna l'homme de
barre.
... mon ami dresserait l'oreille sans doute
à présent débarqué, reclus
dans une petite maison pleine d'icônes, cherchant
des fenêtres derrière les images.
La cloche du bateau sonna
comme une pièce d'or de cité disparue
et fit revivre en tombant
des aumônes d'autrefois.
Bizarre », poursuivit le commandant.
« Cette cloche – un jour pareil –
m'en rappelle une autre, du monastère.
Un moine racontait l'histoire,
un rêveur, à demi fou.
Du temps de la grande sécheresse
– quarante années sans pluie –
l'île entière fut dévastée ;
les gens mouraient, les serpents grouillaient.
Des millions de serpents sur cette pointe,
gros comme la jambe d'un homme
et venimeux.
Le monastère de Saint-Nicolas était alors aux mains
des moines de saint Basile
qui ne pouvaient ni travailler aux champs
ni paître leurs troupeaux ;
ils furent sauvés par les chats qu'ils nourrirent.
A l'aube sonnait une cloche
et ils partaient en bande au combat.
Toute la journée ils se battaient jusqu'à l'heure
où l'on sonnait le repas du soir.
Après manger, la cloche à nouveau
et ils repartaient pour la nuit batailler.
C'était merveille de les voir, dit-on,
qui boiteux, qui tordu, le nez
ou l'oreille perdus, la fourrure en lambeaux.
Et c'est ainsi, au son des cloches quatre fois par jour
que passèrent des mois, des années, des temps et des
temps.
Farouches et obstinés, blessés toujours
ils massacrèrent les serpents mais pour finir
disparurent; tués par tout ce venin.
Tel un navire coulé
ils n'ont rien laissé à la surface
ni son de cloche, ni miaulement.
Gardez le cap !
Que veux-tu, les pauvres, à force de se battre et boire jour et nuit
le sang venimeux des serpents.
Des siècles, des générations empoisonnées. »
« Gardez le cap ! » reprit l'homme de barre, indifférent.
mardi 18 janvier 2011
Concours international de poésie
13e édition du concours international de poésie du 3 janvier au 10 avril 2011
Mode d'emploi et réglement
Mode d’emploiLe jury établit les palmarès et propose un choix de textes pour l'anthologie annuelle du concours. Pour l'élaboration finale de celle-ci, les organisateurs peuvent faire appel à un comité de lecteurs composé de poètes et d’écrivains qui statuent sur l’ensemble des textes retenus pour la composition du recueil final.
Les palmarès sont proclamés au mois de juin sur le site du concours. La liste des établissements participants, des lycéens et étudiants présélectionnés et ceux dont le texte a été retenu pour l’anthologie annuelle du concours est mise en ligne courant septembre.
Lycée Henri Wallon
146, rue des Cités
93300 Aubervilliers, France
Par leur participation au concours les candidats acceptent :
- La publication des textes sur le site du concours et les sites des partenaires.
- La publication en anthologie de leur texte.
- Leur exploitation, non rémunérée, à des fins pédagogiques et culturelles.
- Lycées français et enseignement supérieur de métropole et Dom-Tom. Trois lauréats par niveau : secondes, premières, terminales, étudiants : ils seront invités à Paris pour la remise des prix.
- Lycées français de l’étranger. Trois lauréats par niveau : secondes, premières, terminales. Les premiers prix seront invités en France pour la remise des prix.
- Lycées de l’étranger et enseignement supérieur. Trois lauréats par niveau : secondes, premières, terminales, étudiants. Les premiers prix de chaque catégorie seront invités en France pour la remise des prix.
- Un palmarès spécifique aux lycées et cycles supérieurs de l'enseignement agricole. Un lauréat par niveau : BEP, Bac Pro, BTS.
- Un palmarès spécifique à l'Ile-de-France est organisé en partenariat avec le Conseil régional. Il récompense un lycée francilien au titre de la meilleure participation ainsi que trois lycéens : seconde, première et terminale.
Toutes les informations relatives au concours
sont consultables sur le site de l’opération :
http://www.poesie-en-liberte.com/
